Le Parti du progrès réaffirme son intention de mettre fin au monopole des jeux en Norvège
Le Parti du progrès norvégien a réitéré son objectif de mettre fin au monopole des jeux dans le pays et de passer à un modèle de jeux en ligne sous licence, selon une déclaration du membre du parti Himanshu Gulati. Cette prise de position relance le débat sur l’avenir du marché norvégien des jeux d’argent, actuellement dominé par l’opérateur public Norsk Tipping.
Un appel à la libéralisation du marché
Dans ses récentes déclarations, Himanshu Gulati a clairement exprimé la volonté de son parti de remplacer le système monopolistique actuel par un cadre réglementaire ouvert aux opérateurs privés. Le Parti du progrès estime qu’un marché sous licence permettrait une meilleure protection des consommateurs tout en générant des recettes fiscales supplémentaires pour l’État norvégien. Cette position s’inscrit dans un mouvement plus large observé dans plusieurs pays européens, où les monopoles publics cèdent progressivement la place à des marchés réglementés.
La Norvège maintient depuis des décennies un système strict où Norsk Tipping détient l’exclusivité des jeux d’argent, à l’exception des machines à sous physiques et des jeux de casino terrestres. Ce modèle est régulièrement critiqué par les partisans de la libéralisation, qui soulignent l’importance de canaliser la demande vers des opérateurs légaux et contrôlés plutôt que de la pousser vers le marché noir.
Un débat politique récurrent
La question de l’ouverture du marché norvégien des jeux en ligne n’est pas nouvelle. Le Parti du progrès, formation politique d’opposition, défend cette position depuis plusieurs années, mais n’a pas encore réussi à obtenir une majorité suffisante pour faire évoluer la législation. Les partis au pouvoir, notamment le Parti travailliste et le Parti conservateur, restent pour l’instant attachés au modèle monopolistique, qu’ils considèrent comme le plus efficace pour lutter contre l’addiction aux jeux.
Si la proposition du Parti du progrès devait aboutir, la Norvège rejoindrait des pays comme le Danemark, la Suède ou la Finlande, qui ont déjà ouvert leur marché à des opérateurs privés sous licence. L’issue de ce débat dépendra des prochaines échéances électorales et des rapports de force politiques au sein du Parlement norvégien.
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